En attendant la fin des travaux de son stade, la Mouloudia d’Oujda continue de dégrader la pelouse du stade d’Ahfir — pourtant en bon état — et continue aussi d’y enchaîner les victoires.
Je suis un simple spectateur de football, je n’y comprends pas grand‑chose. Parmi les choses que je n’ai jamais réussi à comprendre, il y a ces nombreuses voix qui réclament d’interdire à toute association ou quartier d’Ahfir de jouer sur le stade, soi‑disant pour préserver sa pelouse.
Nous savons maintenant que la pelouse est utilisée par :
– l’équipe d’Ahfir,
– l’équipe de Berkane,
– la grande Mouloudia,
– la Mouloudia junior.
Ces équipes utilisent le stade non seulement pour les matchs hebdomadaires, mais aussi tous les jours pour les entraînements.
Sans compter les entraînements des équipes qui visitent Berkane ou la Mouloudia, comme cela s’est produit cette semaine avec le MAS Fès et le Widad Fès.
Je me demande :
Comment peut‑on priver les jeunes d’Ahfir de leur propre stade, tout en laissant les Oujdis, les Berkanis et leurs invités s’y entraîner quotidiennement ?
Vous me direz qu’Ahfir profite des revenus des matchs de la Mouloudia et de Berkane.
Mais jusqu’à présent, la part d’Ahfir provenant de la Mouloudia n’a même pas atteint 4 000 dirhams, alors que les pertes dépassent les millions.
Les responsables disent qu’ils ne peuvent rien faire face à la pression du wali d’Oujda et du gouverneur de Berkane.
Pourtant, ni le wali ni le gouverneur n’ont bougé le moindre doigt lorsque la région a donné 50 millions à Berkane, le double à la Mouloudia, et zéro dirham à Ahfir.
Pire encore : le wali est intervenu de toute son autorité pour réunir un demi‑milliard pour la Mouloudia.
Et malgré tout cela, nous devons réciter la Fatiha chaque dimanche et prier pour la victoire de Berkane et d’Oujda, car la moindre défaite de l’un d’eux à Ahfir met en danger nos voitures, nos commerces et nos têtes.
Par Amr Jalloul – 2011

